Aux origines d’une vocation scientifique
Jocelyn Bell Burnell est une astrophysicienne née en 1943 à Belfaste, en Irlande du Nord. Très jeune, elle se passionne déjà pour l’astronomie. Elle accompagne souvent son père , et lors de leurs visites à l’observatoire d’Armagh, le personnel à encourager sa curiosité pour les étoiles et l’univers.
Une découverte inattendue
En 1967, alors qu’elle est encore étudiante à l’université de Cambridge, Jocelyn participe à la construction d’un
radiotélescope destiné àétudier les quasars, sous la direction de son directeur de thèse, Antony Hewish. En analysant
les données, elle remarque un signal étrange qui se répète régulièrement, environ une fois par seconde et qui provient
toujours du même endroit dans le ciel.
Ce signal est tellement inhabituel qu’il est nommé “Little Green Men 1” (Petits hommes verts 1), plaisantant sur une
possible origine extraterrestre. 👽
En réalité, Jocelyn venait de découvrir le premier pulsar, une étoile qui émet des ondes radio à intervalles réguliers.
Une injustice révélatrice des inégalités de genre
Pourtant, en 1974, le prix Nobel de Physique est attribué à son directeur de thèse, Antony Hewish, et Jocelyn n’est pas mentionnée. À cette époque, beaucoup pensaient qu’un(e) étudiant(e) ne pouvait pas être à l’origine d’une grande découverte, et les femmes étaient rarement reconnues dans les sciences.
Un prix prestigieux au service des futures générations de scientifiques
Des années plus tard, en 2018, Jocelyn Bell Burnell reçoit le prestigieux Breakthrough Prize, accompagné de 3 millions de dollars. Elle choisit de donner tout cet argent pour financer des bourses d’études destinées aux jeunes femmes et aux personnes défavorisées souhaitant devenir scientifiques.